Entretien des parquets

Protéger durablement la surface du parquet

Un parquet bien entretenu accompagne un logement pendant plusieurs décennies et gagne souvent en charme avec le temps. La qualité de la finition joue un rôle central, car elle protège le bois contre l’abrasion, les rayures et les taches, tout en mettant en valeur le veinage et la teinte naturelle de l’essence choisie.

La vitrification reste la finition la plus répandue. Les vernis modernes, le plus souvent en phase aqueuse, forment un film protecteur transparent ou légèrement satiné. Ils résistent aux passages répétés, aux taches courantes et facilitent grandement l’entretien. Les parquets huilés gagnent en popularité, car ils offrent un toucher plus chaleureux et un aspect plus authentique. L’huile pénètre dans le bois, le nourrit et le protège de l’intérieur, tout en conservant un rendu mat ou légèrement satiné. Plus rarement, certains sols restent cirés pour bénéficier d’une patine traditionnelle, au prix d’un entretien plus exigeant.

Entretien courant des parquets vitrifiés

Un parquet vitrifié demande peu d’efforts au quotidien. Un dépoussiérage régulier à l’aide d’un aspirateur muni d’une brosse adaptée ou d’un balai à franges suffit pour éliminer les poussières abrasives. Un nettoyage légèrement humide, avec un balai microfibre et un nettoyant spécifique pour parquets vitrifiés, se montre généralement suffisant une à deux fois par mois. Les lavages à grande eau, les détergents agressifs et l’eau de javel restent à proscrire, car ils ternissent le film de protection et fragilisent le bois.

Lorsque la surface commence à perdre de son éclat, l’application ponctuelle d’un raviveur ou polish adapté redonne de la transparence au vernis et atténue les micro-rayures. Ce type de soin peut être réalisé tous les six à douze mois selon le niveau de trafic. En l’absence de chocs profonds ou d’usure localisée importante, un parquet vitrifié correctement entretenu ne nécessite en général qu’un ponçage complet et une nouvelle vitrification après de longues années de service, la durée variant selon l’usage des pièces.

Entretien et rénovation des parquets huilés

Les parquets huilés reposent sur un principe différent. Un dépoussiérage régulier s’effectue, là aussi, avec un aspirateur ou un balai à franges légèrement humide. Pour les salissures plus marquées, un savon spécifique, souvent à base de savon noir ou formulé pour les sols huilés, nettoie le bois sans le dessécher. L’aspect vivant de ce type de finition suppose toutefois un entretien de fond plus fréquent que pour un vernis filmogène.

Pour conserver un bel aspect, une nouvelle couche d’huile est recommandée tous les six à douze mois environ, selon la nature de l’huile, le trafic et la pièce. Avant cette opération, un égrenage léger au moyen d’un abrasif fin permet d’estomper les marques superficielles et d’ouvrir les pores du bois. Après l’application de l’huile, un temps de pénétration suivi d’un lustrage manuel ou mécanique assure un fini homogène et agréable au toucher.

L’un des atouts principaux du parquet huilé réside dans la possibilité de rénover localement une zone abîmée. Une tache profonde, une brûlure ou un choc se corrigent le plus souvent par un ponçage ciblé et une remise en huile sur la seule portion concernée, sans reprendre l’ensemble de la pièce.

Prévenir l’usure au quotidien

La longévité d’un parquet dépend autant de la finition que des précautions d’usage. Des patins feutrés sous les pieds des meubles limitent les rayures, tandis qu’un tapis à l’entrée retient une grande partie du sable et des gravillons qui risquent d’user prématurément la surface. Les roulettes dures de certains sièges de bureau peuvent être remplacées par des modèles adaptés aux sols bois ou utilisées sur un tapis protecteur.

Le bois réagit également aux variations de température et d’hygrométrie. Un air trop sec favorise les retraits et les fentes, un air trop humide encourage les gonflements. Le maintien d’une hygrométrie modérée tout au long de l’année contribue à préserver la stabilité du parquet, notamment en présence d’un chauffage au sol. Des nettoyages modérés, sans excès d’eau stagnante, complètent cette protection.

Choix des produits et respect de la qualité de l’air intérieur

Le choix des produits de finition et d’entretien influence la qualité de l’air intérieur. Les vitrificateurs à faible teneur en solvants et les huiles à base d’ingrédients naturels ou à faible émission de composés organiques volatils limitent les nuisances olfactives et les émissions dans le temps. Les étiquetages sanitaires relatifs aux émissions dans l’air, ainsi que les labels environnementaux, permettent de repérer plus facilement les produits les plus respectueux de la santé et de l’environnement.

Dans tous les cas, une bonne aération des pièces lors de l’application et du séchage des produits reste indispensable. Des couches appliquées en quantité raisonnable, en respectant les temps de séchage indiqués par le fabricant, garantissent un résultat durable et stable.

Rénover un parquet fatigué

Avec les années, même un parquet bien entretenu finit par montrer des signes d’usure, en particulier dans les zones de passage. Lorsque les micro-rayures, les taches et les zones ternes deviennent trop nombreuses, un ponçage complet s’impose. L’opération se déroule généralement en plusieurs passes, avec des abrasifs de plus en plus fins, jusqu’à retrouver un bois brut uniforme.

À ce stade, le choix se pose entre une nouvelle vitrification, l’application d’une huile ou d’une cire, en fonction de l’effet recherché et des contraintes d’entretien acceptées. Un parquet ancien conservant des marques d’usage peut être volontairement moins poncé, afin de préserver une partie de sa patine tout en bénéficiant d’une protection renouvelée. Un entretien régulier, adapté au type de finition, permet ensuite à ce sol rénové de continuer à vieillir en beauté.